seniguer.png

Les manuels d’histoire au Maroc

Video Source

Sujet

Description

Extrait : Le Maroc, au Maghreb, se caractérise par un régime politique original, puisqu'il s'agit d'une monarchie dont le chef d'État est également commandeur des croyants. Le roi, qui jouit d'une autorité et d'un pouvoir importants, cumule ainsi des fonctions politiques, raison de sa syntonie avec l’identité arabo-islamique du peuple tunisien. Pour Rachid Ghannouchi, leader du parti, réveil islamique, réforme politique et affirmation de la démocratie contre l’autoritarisme constituaient trois aspects d’un seul et même processus. Dans ce contexte, il faut pourtant tenir compte de facteurs contradictoires : d’un côté la réémergence de la mosquée Zitouna en tant qu’institution religieuse et éducative après les limitations imposées par les régimes de Bourguiba et Ben ‘Ali ; de l’autre côté le fait que dans le deux gouvernements dirigés par Ennahda (Jebali et Laarayedh) les ministres de l’éducation nationale n’étaient pas issus des cadres islamistes. Ces mutations et ces facteurs ont-ils eu des conséquences sur la production et sur les contenus des manuels scolaires ? Ont-ils produit des tensions entre acteurs « laïques » et acteurs « islamiques » autour de l’écriture de l’histoire du pays ? Ces thèmes seront analysé à travers l’analyse des manuels d’histoire adoptés dans l’enseignement public avant et après la révolution, l’analyse du discours d’Ennahda et des entretiens réalisés avec les acteurs concernés par l’élaboration des programmes scolaires.
1 Muhammad Faour, Religious Education and Pluralism in Egypt and Tunisia, The Carnegie Papers (2012).
2 Maurice Borrmans, La Tunisie et ses manuels d'histoire, in D. Bredi, L. Capezzone, W. Dahmash, L. Rostagno
(dir.) Scritti in onore di Biancamaria Scarcia Amoretti, Edizioni Q, Rome 2008, pp. 187-196.